> travail
La mise en situation de la pesanteur, ce qui revient à la
faire ressortir comme élément perceptible, aboutirait à trouver
une forme sculpturale qui associerait une potentialité de risque, et
donc un mouvement contenu, révélé par la chute dans un état
instable.
L’adaptation des formes sculpturales aux gestions des forces
de pesanteur qui poussent vers la recherche d’un point de convergence
antistatique. C’est là la possibilité d’envisager
la pratique sculpturale sous le risque d’action de la pesanteur qui s’est
caché derrière le bloc sculptural. La sculpture joue non seulement
en faveur de l’élévation mais aussi de la force fatale,
ténébreuse : la chute.
Mais comment inversement la sculpture
s’engage-t-elle à utiliser l’instabilité ? Il y a
donc mise en évidence physique pour rendre les effets les plus spectaculaires
de la pesanteur : contrebalancement, déséquilibre, instabilité,
rupture, chute. La sculpture sera une expression, un accident et un événement
de la pesanteur. Certes, la mise en avant de cette attraction peut littéralement
provoquer la destruction totale ou symbolique de l’ensemble du travail.
On ne joue plus sur le poids imaginaire, mais avec le poids réel, le
risque littéral.
Jeon Kang-Ok.
