> travail
[…] Ces sculptures monumentales, inventent le mouvement.
Une touche, une inclinaison les engage dans un ralenti cinématographique. Leur
secret, une majestueuse lenteur tient au dialogue du matériau noble, quelle
qu’en soit l’échelle, en tension avec un rigoureux travail d'évacuation de
la matière pour modeler le vide, un vide constitutif qui fait respirer l’espace.
Le vide s’en trouve façonné de main d'artiste, enserré dans la tôle soudée,
car ces pièces ne sont que rarement fondues, mais il est également le vide
interstitiel montré, celui que désignent les duplications des Germinations.
Ces figures ne font pas que nous toucher, ce qui serait réducteur, elles nous
atteignent. . .
Maïté Bouyssy,
Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.
Extrait du texte « Philippe Desloubières » janvier 2008
